ÉTUDE
Covid-19 : état des lieux de la mobilité urbaine post-confinement
Comment la mobilité urbaine a-t-elle évolué depuis la fin du confinement ? Quels enjeux soulève cette situation à moyen-long terme pour les acteurs du secteur ? À partir d’une base de données représentative de la population française, Kisio et Roland Berger livrent une analyse fine des nouveaux comportements de mobilité.
- 20min
- 15 octobre 2020
- Kisio et Roland Berger.
A découvrir dans cette étude
Une méthodologie inédite
Analyse de données GPS anonymisées issues d’1 million d’individus, en accord avec le RGPD, pour reconstituer les déplacements porte-à-porte par mode de transport.
Une baisse non uniforme sur le territoir
Les métropoles affichent –16 % de déplacements en septembre vs février, alors que les zones rurales sont déjà revenues à leur niveau d’avant-Covid.
Une recomposition des parts modales
La marche progresse fortement, la voiture résiste, les transports collectifs perdent du terrain — avec des arbitrages contrastés selon les origines-destinations.
L’effet papillon du report modal
Une simulation montre que si 10 % des usagers des transports en commun se reportaient vers la voiture, le trafic routier serait saturé : +40 à +80 % de véhicules supplémentaires entre Paris et la banlieue.
L’impact du télétravail aux heures de pointe
Avec 2 jours de télétravail par semaine généralisés, –6 à –13 % de voyageurs aux heures de pointe selon les corridors : un soulagement utile, mais qui ne remet pas en cause la nécessité du Mass Transit.
Des enjeux structurants pour le secteur
Aménagement de la voirie, stratégie tous modes, dialogue avec les grands émetteurs de flux, stabilisation de l’offre : les leviers d’action pour les acteurs de la mobilité publique.
Un impact financier majeur à anticiper
Estimation détaillée de la baisse des recettes du transport public (versement transport, recettes commerciales) et risque de pertes prolongées avec la poursuite de la crise.
Ce que vous allez apprendre
Comment la mobilité urbaine s’est transformée entre février et septembre 2020 : évolution du nombre de déplacements par type d’agglomération, nouvelles parts modales, étalement des pointes horaires, redistribution géographique des flux.
Quels enjeux soulève cette situation pour les acteurs de la mobilité : aménagement de la voirie en faveur des modes doux, attractivité des transports collectifs face au report vers la voiture, modélisation de l’impact du télétravail et conséquences financières d’une baisse durable des recettes du transport public.









